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PARKINSON : Découverte de marqueurs sanguins précoces

Actualité publiée il y a 1 jour 7 heures 13 min
npj Parkinson’s Disease
C’est une avancée vers une détection précoce et simple de la maladie de Parkinson dans le sang (Visuel Adobe Stock 1587772596)

C’est une avancée vers une détection précoce et simple de la maladie de Parkinson dans le sang, que réalise cette équipe de biologistes de la Chalmers University of Technology (Suède). L’équipe parvient à identifier des biomarqueurs de la maladie de Parkinson à ses stades les plus précoces, avant même que des lésions cérébrales importantes ne surviennent. Cette découverte, documentée dans la revue npj Parkinson’s Disease, ouvre une fenêtre d’opportunité pour un diagnostic précoce grâce à de simples tests sanguins, ainsi que pour de futurs traitements.

 

Car les processus biologiques liés à la maladie de Parkinson laissent des traces mesurables dans le sang, mais seulement pendant une période limitée.

 

La maladie de Parkinson est une maladie endémique qui touche plus de 10 millions de personnes dans le monde. Son incidence et sa prévalence ne font qu’augmenter avec le vieillissement des populations et ces taux pourraient plus que doubler d'ici 2050. À l'heure actuelle, il n'existe ni traitement curatif efficace ni méthode de dépistage validée permettant de détecter ce trouble neurologique chronique à stade précoce.
 

L’auteur principal, Danish Anwer, chercheur en sciences de la vie à Chalmers, précise : « au moment où les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson apparaissent, 50 à 80 % des cellules cérébrales concernées sont déjà endommagées ou détruites ».

Détecter avant le développement de dommages importants au cerveau

La recherche se concentre sur 2 processus intervenant dans la phase très précoce de la maladie :

cette phase dite "précoce" peut durer jusqu'à 20 ans chez les patients atteints

avant que les symptômes moteurs ne se manifestent pleinement.

 

  1. Le premier de ces processus est la réparation des lésions de l'ADN, système intégré aux cellules permettant de détecter et de corriger les dommages ;
  2. le second est la réponse au stress, une réaction de survie activée par les menaces, au cours de laquelle les cellules privilégient la réparation et la protection en suspendant leurs fonctions normales.

 

L’étude menée à l’aide de l'apprentissage automatique et d'autres techniques a pu identifier un modèle d'activités géniques distinctes liées à la réparation des lésions de l'ADN et à la réponse au stress chez ces participants en phase précoce de la maladie de Parkinson :

 

  • ce schéma n'est observé ni chez les personnes en bonne santé, ni chez les patients diagnostiqués ayant déjà développé des symptômes ;
  • c’est une fenêtre d'opportunité cruciale pour détecter la maladie avant l'apparition des symptômes moteurs causés par les lésions nerveuses cérébrales : le fait que cette signature n’apparaisse qu'à un stade précoce et ne soit plus activée lorsque la maladie progresse rend d'autant plus intéressant l'étude des mécanismes impliqués, en vue de la mise au point de futurs traitements ;
  • plusieurs autres indicateurs biologiques du stade précoce de la maladie ont été examinés, notamment ceux liés à l'imagerie cérébrale ou à l'analyse du liquide céphalo-rachidien. Cependant leur dépistage à grande échelle est plus complexe et ne permet pas la détection de la maladie avant l'apparition des symptômes.

 

« Cette étude met en évidence des biomarqueurs qui reflètent certains aspects biologiques précoces de la maladie et qui peuvent être mesurés dans le sang. Cette découverte ouvre la voie à des tests de dépistage à grande échelle par prélèvement sanguin : une méthode rentable et facilement accessible ».

 

Les recherches se poursuivent pour mieux comprendre le fonctionnement des mécanismes activés au stade précoce de la maladie et développer des outils pour faciliter leur détection.

Les auteurs estiment que d'ici cinq ans, ces tests sanguins pour le diagnostic précoce de la maladie de Parkinson pourraient être testés en milieu hospitalier.

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